Décodage de quelques échecs implantaires : histoires d'implants
L'implant est un apport technologique sans précédent en art dentaire. Pour la première fois, remplacer une dent en l'ancrant dans l'os de la mâchoire devient possible.

Pour autant, l'implant ne présente pas que des avantages. Outre les effets secondaires possibles, liés au matériau et à la technique opératoire*,le devenir de l'implant, sa plus ou moins bonne intégration par l'os de la mâchoire dépend étroitement du vécu. En effet, le terrain osseux où on implante n'est pas neutre mais chargé de toutes les émotions négatives et du vécu lié à la dent que l'implant est censé remplacer. Au-delà de la mémoire dentaire, perdure donc une mémoire osseuse qui peut parfois jouer des tours et expliquer certains échecs implantaires.
* Le titane n'est pas aussi neutre qu'on voudrait nous le faire croire. Lire à ce sujet Le titane est-il biocompatible ? sur le site Holodent.
Les effets indésirables liés à la pose d'implants sont détaillés dans le Pratikadent, rubrique Implant (dont un extrait est disponible sur le site des éditions Luigi castelli).
Décodage à travers deux exemples.
Ne pas pouvoir sentir papa
Cynthia se fait poser un implant pour remplacer la dent 46, la dent du papa. Malheureusement, le chirurgien a mal évalué la longueur de l'implant par rapport au volume osseux disponible. Il perfore malencontreusement le canal dentaire et lèse le nerf. Il en résulte une anesthésie partielle de la lèvre inférieure de Cynthia qui décrit également la sensation d'avoir des dents en bois dans tout le cadran en bas à droite. Même si ce type d'incident n'est malheureusement pas rare, faut-il le mettre sur le compte de la malchance ou de la fatalité ? Si on admet que toute atteinte à un sens, y compris dans les cas où elle est iatrogène, c'est à dire causée par le dentiste lui-même, comment décoder cet accident thérapeutique ?
Cynthia se fait poser un implant pour remplacer la dent 46, la dent du papa. Malheureusement, le chirurgien a mal évalué la longueur de l'implant par rapport au volume osseux disponible. Il perfore malencontreusement le canal dentaire et lèse le nerf. Il en résulte une anesthésie partielle de la lèvre inférieure de Cynthia qui décrit également la sensation d'avoir des dents en bois dans tout le cadran en bas à droite. Même si ce type d'incident n'est malheureusement pas rare, faut-il le mettre sur le compte de la malchance ou de la fatalité ? Si on admet que toute atteinte à un sens, y compris dans les cas où elle est iatrogène, c'est à dire causée par le dentiste lui-même, comment décoder cet accident thérapeutique ?
L'éclairage du langage des dents
Le cadran en bas à droite est celui du papa, c'est à dire du père dans sa dimension affective et nourricière (voir le schéma des cadrans). La perte de sensibilité causée par la lésion du nerf dentaire renvoie à la problématique de ne pas pouvoir ou vouloir sentir papa. L'accident renvoie à la volonté inconsciente pour Cynthia de s'auto-anesthésier. Pourquoi aspirer ainsi de ne plus rien ressentir en rapport avec le papa ? Parce qu'un profond et violent traumatisme reste engrammé dans les profondeurs de l'os. Dès qu'il est question de son papa, Cynthia raconte cet épisode de son enfance. Petite fille, elle perd son papa à l'âge de six ans (justement le moment où la dent fait son éruption). Sa mère oblige la fillette à embrasser son père allongé dans le cercueil. "Le contact de mes lèvres sur la joue froide de mon père m'a glacée" raconte Cynthia en s'effondrant en larmes et en portant instinctivement sa main à sa lèvre comme pour effacer ce souvenir si pénible. La lésion du nerf dentaire par l'implant répond donc dans le cas de Cynthia à la logique inconsciente d'anesthésier la sensation laissée par le contact avec le cadavre de son père. Ce qui peut se résumer par: "Je ne veux plus ressentir la mort de papa en moi". Remarque: un autre type de vécu (inceste, brutalité) aurait pu être à l'origine de la même réaction.
Rejeter maman
Hélène se fait poser un implant pour remplacer la dent 36 qui à dû être extraite en raison d'une racine fêlée. Les suites opératoires sont difficiles: la douleur perdure en dépit des antalgiques et des anti-inflamamtoires administrés. l'implantologue qui estime avoir fait du bon travail nie le problème et Hélène doit demander de l'aide à son médecin généraliste. Au bout de deux mois de douleurs et d'insomnie, n'en pouvant plus, Hélène consulte un autre implantologue. Celui-ci diagnostic une infection de l'os autour de l'implant et ordonne sa dépose. Quelques mois après le retrait de l'implant, les douleurs sont passées mais Hélène décrit des sensations désagréables à la place de la dent: "comme un grand courant d'énergie négative sortant de la racine, avec une sensation désagréable légèrement douloureuse" qui revient régulièrement. Hélène voudrait comprendre. Elle s'interroge sur le sens de cette racine fêlée qui a obligé à extraire la dent. Elle l'attribue d'abord au départ de son père lors du divorce de ses parents, départ qui aurait fragilisé ses racines.
Hélène se fait poser un implant pour remplacer la dent 36 qui à dû être extraite en raison d'une racine fêlée. Les suites opératoires sont difficiles: la douleur perdure en dépit des antalgiques et des anti-inflamamtoires administrés. l'implantologue qui estime avoir fait du bon travail nie le problème et Hélène doit demander de l'aide à son médecin généraliste. Au bout de deux mois de douleurs et d'insomnie, n'en pouvant plus, Hélène consulte un autre implantologue. Celui-ci diagnostic une infection de l'os autour de l'implant et ordonne sa dépose. Quelques mois après le retrait de l'implant, les douleurs sont passées mais Hélène décrit des sensations désagréables à la place de la dent: "comme un grand courant d'énergie négative sortant de la racine, avec une sensation désagréable légèrement douloureuse" qui revient régulièrement. Hélène voudrait comprendre. Elle s'interroge sur le sens de cette racine fêlée qui a obligé à extraire la dent. Elle l'attribue d'abord au départ de son père lors du divorce de ses parents, départ qui aurait fragilisé ses racines.
Que dit le langage des dents ?
Il nous apprend que la dent 36 est la dent de la maman, c'est à dire la mère dans sa dimension affective et nourricière (voir les noms symboliques des dents). La perte de l'implant par infection traduit littéralement le désir inconscient de rejeter la maman hors de soi. La maman d'Hélène serait-elle fêlée, comme la racine de la molaire ?
De prime abord, Hélène ne comprend pas. Certes, ses rapports affectifs avec sa mère sont loin d'être idéaux, mais de là à vouloir la rejeter… Et puis un jour, tout s'éclaire.
"Un jour, ma mère, qui a toujours eu tendance à s'immiscer dans l'éducation que je donne à mes enfants, est venue chez moi prendre la défense de mon fils que je venais de punir" raconte Hélène. Lors de cette entrevue, ma mère, qui essaie toujours de parvenir à ses fins "par en dessous", s'est révélée clairement à mes yeux comme extrèmement manipulatrice : cela m'est apparu de manière trés distincte. Nous avons échangé quelques propos pas trés agréables, elle est partie en tentant de me culpabilser, en bonne manipulatrice qui se respecte. Au moment où elle est sortie de chez moi, j'ai ressenti intensément ce phénomène de courant négatif sortant de la racine de ma dent absente et j'ai réalisé que la racine fêlée, c'était bien ma mère. D'une part, elle n'est pas très équilibrée, et j'ai toujours du jouer le rôle d'adulte face à elle, donc elle est un peu "fêlée" comme on dit. D'autre part, la racine était fêlée, je ne pouvais m'appuyer vraiment sur ma mère, car elle me manipulait pour me garder et tenter de m'empêcher de prendre mes distances par rapport à elle".
Suite à cette dispute, une rupture s'instaure entre Hélène et sa mère. "Mes enfants sont plus faciles, ils semblent aller mieux et après quelques mois difficiles, j'ai fini par prendre conscience que cet événement avait été une bénédiction et que je me sentais beaucoup mieux moi aussi de ne plus subir ses manipulations" explique Hélène. Elle constate que les courants d'énergie négative se manifestent de moins en moins intensément dans la mâchoire à l'emplacement de la dent. Hélène a cependant la sagesse d'attendre avant d'entreprendre un nouveau traitement. "Je ne pouvais imaginer ni mettre un implant ni un bridge. J'avais la sensation qu'il fallait que cette énergie puisse sortir, qu'elle ne soit pas enfermée sous une fausse dent" explique-t-elle.
Le fait d'avoir pu chasser sa mère toxique de sa vie, dispensera Hélène d'avoir à le faire dans sa mâchoire. Reste probablement encore à se pardonner à elle-même d'avoir si longtemps toléré une mère aussi manipulatrice, avant de pouvoir envisager sereinement de faire poser un nouvel implant, avec cette fois toutes les chances de succès.
De prime abord, Hélène ne comprend pas. Certes, ses rapports affectifs avec sa mère sont loin d'être idéaux, mais de là à vouloir la rejeter… Et puis un jour, tout s'éclaire.
"Un jour, ma mère, qui a toujours eu tendance à s'immiscer dans l'éducation que je donne à mes enfants, est venue chez moi prendre la défense de mon fils que je venais de punir" raconte Hélène. Lors de cette entrevue, ma mère, qui essaie toujours de parvenir à ses fins "par en dessous", s'est révélée clairement à mes yeux comme extrèmement manipulatrice : cela m'est apparu de manière trés distincte. Nous avons échangé quelques propos pas trés agréables, elle est partie en tentant de me culpabilser, en bonne manipulatrice qui se respecte. Au moment où elle est sortie de chez moi, j'ai ressenti intensément ce phénomène de courant négatif sortant de la racine de ma dent absente et j'ai réalisé que la racine fêlée, c'était bien ma mère. D'une part, elle n'est pas très équilibrée, et j'ai toujours du jouer le rôle d'adulte face à elle, donc elle est un peu "fêlée" comme on dit. D'autre part, la racine était fêlée, je ne pouvais m'appuyer vraiment sur ma mère, car elle me manipulait pour me garder et tenter de m'empêcher de prendre mes distances par rapport à elle".
Suite à cette dispute, une rupture s'instaure entre Hélène et sa mère. "Mes enfants sont plus faciles, ils semblent aller mieux et après quelques mois difficiles, j'ai fini par prendre conscience que cet événement avait été une bénédiction et que je me sentais beaucoup mieux moi aussi de ne plus subir ses manipulations" explique Hélène. Elle constate que les courants d'énergie négative se manifestent de moins en moins intensément dans la mâchoire à l'emplacement de la dent. Hélène a cependant la sagesse d'attendre avant d'entreprendre un nouveau traitement. "Je ne pouvais imaginer ni mettre un implant ni un bridge. J'avais la sensation qu'il fallait que cette énergie puisse sortir, qu'elle ne soit pas enfermée sous une fausse dent" explique-t-elle.
Le fait d'avoir pu chasser sa mère toxique de sa vie, dispensera Hélène d'avoir à le faire dans sa mâchoire. Reste probablement encore à se pardonner à elle-même d'avoir si longtemps toléré une mère aussi manipulatrice, avant de pouvoir envisager sereinement de faire poser un nouvel implant, avec cette fois toutes les chances de succès.
Important
Sur le plan physique comme sur le plan symbolique, l'implant n'est pas comparable à une dent naturelle. Il lui manque pour cela un élément essentiel qui fait toute la différence: le ligament. Ce point est développé dans le Pratikadent (présenté sur le site des éditions Luigi Castelli) aux rubriques Implant et Ligament.
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20 Mars 2008 à 19:59 dans
- Décodage pratique


Ils liment en outre les dents afin de leur donner des formes complexes sans rapport avec les formes naturelles. La variété de ce code dentaire est telle qu'on a répertorié plus de cinquante formes différentes.
Le peuple hébreux reconnaît très tôt la haute valeur symbolique de la dent qu'il érige en symbole spirituel. En effet, le graphisme de la lettre mère "Shin" qui représente le feu de l'esprit incarné au cœur de la matière dense, est inspiré des trois racines pointées vers le ciel d'une molaire de la mâchoire supérieure. La dent est donc chez les Hébreux le symbole particulièrement puissant d'une spiritualité incarnée. Chez les Hébreux, un édenté ne pouvait accéder au rang de prêtre, la perte des dents s'assimilant à une sorte d'aveuglement spirituel, comme expliqué dans le livre
Certaines ethnies d'Afrique pratiquent aujourd'hui encore des mutilations dentaires. Les dents sont limées et taillées en forme de pointes afin de leur donner l'aspect des dents du jaguar ou du crocodile, animaux totem réputés pour leur férocité. Ce traitement est réservé aux garçons, généralement au moment de la puberté, dans le but d'exacerber leur force guerrière. Dans certaines peuplades, le nombre de dents taillées est proportionnel au courage du guerrier.
Pour la philosophie tibétaine, les dents symbolisent les huit stades de la création du monde. Ainsi les premières dents (incisives centrales) correspondent au premier stade des forces cosmiques. Des incisives aux dents de sagesse, les huit dents de chaque hémi-mâchoire retracent l'évolution progressive depuis les forces cosmiques (incisives centrales) jusqu'à l'expression du plus abouti, le divin ou sublime qui correspond à la huitième et dernière dent, la dent de sagesse. Il est remarquable que le terme sagesse, attribué à la dernière molaire, se retrouve aussi bien en Orient qu'en Occident où elle est appelée "dent du sens" au XVIe siècle.