Décodage dentaire : le déchaussement à travers un exemple

Encore appelé maladie parodontale, le déchaussement est une maladie très répandue dans notre monde moderne. Contrairement à ce qui était décrit autrefois, le déchaussement n'est plus une maladie exclusivement associée au grand âge. À partir de la quarantaine, elle devient la première cause de perte des dents. Fait inquiétant, elle touche de plus en plus d'adultes jeunes, d'adolescents et même d'enfants. Si on ajoute que cette maladie était inconnue aux temps préhistoriques, on aura compris qu'il s'agit, comme la carie, d'une des nombreuses maladies dites de civilisation, c'est à dire générées par le mode de vie lié aux conditions propres à notre monde moderne.
Limites de l'approche conventionnelle du déchaussement
L'approche de la dentisterie classique se focalise sur le microbe responsable de l'inflammation des gencives, puis de l'infection et de la fonte du support osseux de la dent. Comme en médecine conventionnelle, la stratégie thérapeutique se déploie autour du microbe à éradiquer (prise d'antibiotiques par voie générale, désinfection locale par irrigation, brossage des dents par un dentifrice ou un mélange aux propriétés antibactériennes). Remplacer les antibiotiques classiques par des antibiotiques "naturels" (comme les huiles essentielles par exemple) ne change rien au fond du problème car on reste dans une approche centrée sur l'agent extérieur, le microbe (l'ennemi à combattre), au détriment des facteurs liés au terrain, c'est à dire à la personne elle-même.
Le déchaussement autrement
Une autre manière d'aborder le problème est de se demander : qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné de ma vie, ce microbe se met à proliférer dans ma bouche et conduit à la perte de mes dents ? Si ce microbe prolifère, c'est que quelque part, le corps (appellé l'hôte en médecine) le lui permet, l'accueille en quelque sorte, lui fournit la nourriture et les conditions (acidité, température, manque de défenses immunitaires locales) pour qu'il se développe. Un facteur essentiel de survenue d'une maladie parodontale est le psychisme. De très nombreuses études et observations cliniques* ont mis en évidence le lien entre déchaussement et stress, à tel point qu'on se demande pourquoi ce fait reste encore à ce point dénié aujourd'hui et ce facteur si peu pris en compte.
* Voir à ce sujet la bibliographie du Pratikadent sur le site des éditions Luigi Castelli.
Le déchaussement d'après le langage des dents
Dans le langage des dents ou décodage dentaire, chaque atteinte (carie, abcès, etc.) possède une tonalité émotionnelle spécifique. Quelle est celle du déchaussement ? L'élément le plus spectaculaire par lequel se manifeste le déchaussement est la perte progressive de l'assise ou support osseux de la dent qui conduit à sa mobilité. Les dents finissent par bouger, vacillent sur leur base. Une personne qui chancelle sous le poids de charges trop lourdes à porter, telle est la situation mise en scène par le déchaussement. Voyez un haltérophile qui soulève une charge qui dépasse ses capacités de résistance, il titube sous le poids excessif, chancelle et finit par lâcher et parfois s'écroule. Les dents qui se déchaussent montrent exactement la même réalité et envoient le message qu'on croule sous un poids excessif accumulé sur ses épaules. Bien entendu, il ne s'agit pas d'un poids physique, comme dans le cas de l'haltérophile, mais d'un poids psychique qui accable de plus en plus au fil du temps et finit par déborder nos capacités de résistance. "Je n'en peux plus, c'est trop lourd à supporter !" crie le corps à travers le déchaussement.
Le poids des épreuves
La charge psychique qui écrase la personne dont les dents se déchaussent peut revêtir bien des aspects, dont celui des épreuves infligées par la vie. Il arrive en effet que la vie malmène à un point tel que la personne finisse par chanceler sous le poids des événements qu'elle doit endurer. C'est le cas de Christine dont les premiers signes du déchaussement commencent à se manifester pendant la maladie de son époux, maladie qui lui sera fatale. Tandis que son mari est en train de mourir, rongé par le cancer, la seconde molaire inférieure droite (dent 47) commence à donner des signes de faiblesse. En dépit des soins tentés par le dentiste, l'infection progresse. Quinze jours après le décès du mari de Christine, la dent se fend en deux et doit être extraite. Même s'agissant de déchaussement, les atteintes ne touchent pas les dents au hasard. La seconde molaire en bas à droite est la dent de l'union. Chez une femme, elle représente le couple. Le déchaussement de cette molaire symbolise donc l'affaiblissement progressif du couple, tandis que la fracture de la dent concrétise la rupture irrémédiable, conséquence de la mort du conjoint. Malheureusement, ce décès marque pour Christine le début d'une longue série d'épreuves, familiales, financières et professionnelles. Un long chemin de croix jalonné par le déchaussement et la perte progressive de ses dents pour Christine pour qui chaque épreuve se solde par l'extraction d'une dent.
Traitement
Le traitement doit prendre en compte la dimension psycho-émotionnelle du déchaussement. Dans le cas de Christine, une antibiothérapie associée à une désinfection locale n'ont pas suffi à stopper la maladie. Le poids des soucis et des épreuves est d'autant plus lourd à porter qu'on se sent seul et que les charges émotionnelles ne sont pas clairement identifiées. Aussi, l'aide psychothérapeutique prend-t-elle une part décisive dans le processus thérapeutique global. Pouvoir verbaliser ses soucis, dire son chagrin ou crier sa colère sont autant de moyens qui permettent d'alléger le poids des épreuves. La capacité de verbaliser ses émotions, propre à l'homme, a d'abord cette fonction, ne l'oublions pas et surtout, pensons à nous en servir.
Décodage personnel du déchaussement
Si le cas de Christine est exemplaire, pour autant, il ne résume pas la signification du déchaussement. Il est fréquent que les poids que nous portons prennent d'autres formes, moins dramatiques, plus insidieuses, mais pas moins destructrices. Tous les sens du déchaussement sont détaillés dans Le Dictionnaire du langage de vos dents.
Un moyen d'éclairer sa problématique personnelle est de faire appel au diagnostic psycho-dentaire établi par Estelle Vereeck à partir d'une radio panoramique. Le diagnostic psycho-dentaire permet d'avoir une vision globale du problème de déchaussement à la lumière de son histoire personnelle
Informations sur le diagnostic psycho-dentaire © et se renseigner : site Holodent.
Maladie plurifactorielle
Il ne faut pas oublier que le déchaussement est la résultante de la conjonction de nombreux facteurs, psychiques et aussi physiques, où l'alimentation* a un rôle important à jouer. Ces facteurs sont détaillés dans le Pratikadent, dernier livre d'Estelle Vereeck, à la rubrique Déchaussement, dont un extrait peut être consulté sur le site des éditions Luigi Castelli.
* Une intolérance au gluten est un facteur de déchaussement comme expliqué dans l'article Déchaussement et intolérances alimentaires sur le site Holodent.
* Une intolérance au gluten est un facteur de déchaussement comme expliqué dans l'article Déchaussement et intolérances alimentaires sur le site Holodent.
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12 Avril 2008 à 19:08 dans
- Décodage pratique

