De la dentisterie au langage des dents
Comment passe-t-on de dentiste à spécialiste du décodage du langage des dents ?
Un long processus de maturation
Le processus, qui s'est déroulé sur plus de quinze ans, part de cette évidence, si l'être humain a un corps, il a aussi un psychisme et les deux sont étroitement liés. Après avoir passé une année supplémentaire en tant qu'attachée à la faculté afin de parfaire son expérience clinique, Estelle Vereeck crée son cabinet en 1989. Passionnée par la complexité de la nature humaine, elle cherche à en explorer les multiple facettes à travers cette fantastique porte d'entrée que sont la bouche et les dents. Dès le début de son exercice, un élément attire son attention : les caries ne se forment pas au hasard mais selon une configuration spécifique propre à chaque personne. C'est ainsi qu'Estelle Vereeck observe que chez certains patients les caries se localisent exclusivement à un secteur de la bouche : en bas, en haut, à droite ou à gauche, etc. Elle remarque en outre que, même dans des bouches très délabrées, chez des patients ayant peu d'hygiène, subsistent toujours des dents saines parmi des dents abîmées. Estelle Vereeck en conclut donc que le sucre, même s'il joue un rôle dans la survenue des caries, n'est pas tout. Le sucre intervient sur un terrain fragilisé.
Une expérience marquante
Et ce qui contribue à fragiliser le terrain, c'est aussi le psychisme. Estelle Vereeck en acquiert la certitude au fil de son expérience clinique. Le cas de Brigitte va le lui confirmer. Il s'agit d'une jeune femme d'une trentaine d'années, venue pour une banale carie sur une première molaire et qui réagit de manière surprenante au soin. La dent, pourtant peu atteinte, devient hypersensible au point d'empêcher toute mastication de ce côté. Une seconde intervention pour poser un pansement calmant n'améliore rien. La dent est de plus en plus sensible. La dévitaliser s'impose. Les douleurs vont en s'accroissant comme si chaque soin venait appuyer un peu plus sur un point hypersensible. Une zone à haut risque en réalité, qui cache un blocage émotionnel majeur. Les antalgiques les plus puissants ne soulagent pas Brigitte. C'est l'impasse. Impuissante à aider la patiente qui lui téléphone à bout de nerf, Estelle Vereeck en un éclair fait cette association d'idées : la première molaire est aussi appelée dent de six ans parce qu'elle pousse à cet âge. Que la patiente ait vécu un traumatisme à l'âge de six ans dont la dent a gardé l'empreinte s'impose comme une évidence. Reste à le vérifier, avec le plus de tact possible. Les sanglots libérateurs de Brigitte confirment l'hypothèse. La jeune femme a perdu sa mère à l'âge de six ans. Le jour du soin coïncide avec l'anniversaire de sa mort. Les douleurs violentes qui se manifestent au niveau de la dent de six ans sont la trace du chagrin non évacué. Fait remarquable, après avoir pleuré, la patiente est soulagée, au moral comme au physique. Les élancements régressent et disparaissent dans l'heure qui suit. La dent ne fera plus parler d'elle.
Le processus, qui s'est déroulé sur plus de quinze ans, part de cette évidence, si l'être humain a un corps, il a aussi un psychisme et les deux sont étroitement liés. Après avoir passé une année supplémentaire en tant qu'attachée à la faculté afin de parfaire son expérience clinique, Estelle Vereeck crée son cabinet en 1989. Passionnée par la complexité de la nature humaine, elle cherche à en explorer les multiple facettes à travers cette fantastique porte d'entrée que sont la bouche et les dents. Dès le début de son exercice, un élément attire son attention : les caries ne se forment pas au hasard mais selon une configuration spécifique propre à chaque personne. C'est ainsi qu'Estelle Vereeck observe que chez certains patients les caries se localisent exclusivement à un secteur de la bouche : en bas, en haut, à droite ou à gauche, etc. Elle remarque en outre que, même dans des bouches très délabrées, chez des patients ayant peu d'hygiène, subsistent toujours des dents saines parmi des dents abîmées. Estelle Vereeck en conclut donc que le sucre, même s'il joue un rôle dans la survenue des caries, n'est pas tout. Le sucre intervient sur un terrain fragilisé.
Une expérience marquante
Et ce qui contribue à fragiliser le terrain, c'est aussi le psychisme. Estelle Vereeck en acquiert la certitude au fil de son expérience clinique. Le cas de Brigitte va le lui confirmer. Il s'agit d'une jeune femme d'une trentaine d'années, venue pour une banale carie sur une première molaire et qui réagit de manière surprenante au soin. La dent, pourtant peu atteinte, devient hypersensible au point d'empêcher toute mastication de ce côté. Une seconde intervention pour poser un pansement calmant n'améliore rien. La dent est de plus en plus sensible. La dévitaliser s'impose. Les douleurs vont en s'accroissant comme si chaque soin venait appuyer un peu plus sur un point hypersensible. Une zone à haut risque en réalité, qui cache un blocage émotionnel majeur. Les antalgiques les plus puissants ne soulagent pas Brigitte. C'est l'impasse. Impuissante à aider la patiente qui lui téléphone à bout de nerf, Estelle Vereeck en un éclair fait cette association d'idées : la première molaire est aussi appelée dent de six ans parce qu'elle pousse à cet âge. Que la patiente ait vécu un traumatisme à l'âge de six ans dont la dent a gardé l'empreinte s'impose comme une évidence. Reste à le vérifier, avec le plus de tact possible. Les sanglots libérateurs de Brigitte confirment l'hypothèse. La jeune femme a perdu sa mère à l'âge de six ans. Le jour du soin coïncide avec l'anniversaire de sa mort. Les douleurs violentes qui se manifestent au niveau de la dent de six ans sont la trace du chagrin non évacué. Fait remarquable, après avoir pleuré, la patiente est soulagée, au moral comme au physique. Les élancements régressent et disparaissent dans l'heure qui suit. La dent ne fera plus parler d'elle.
Une vision nouvelle
L'expérience permet à Estelle Vereeck de comprendre que les dents portent des charges émotionnelles qui s'extériorisent par des problèmes variés (carie, rage de dent, abcès, déchaussement, etc.). De nombreux autres cas viendront le lui confirmer.
La vision que propose Estelle Vereeck ouvre de nouvelles perspectives. Dès lors qu'on s'intéresse au sens, l'atteinte (carie, déchaussement, etc.) n'est plus un problème mais une information que le corps envoie, un message à décoder. Ainsi, le langage des dents devient le support d'un dialogue constructif avec soi-même. La dent atteinte nous interpelle : "qu'est-ce que je n'exprime pas, qu'est-ce qui coince en ce moment dans ma vie, quelle émotion suis-je en train de ravaler ? Ainsi, même si beaucoup expliquent leurs maux de dents en invoquant la malchance, l'hérédité ou la fatalité, l'approche d'Estelle Vereeck permet de comprendre qu'il n'y a ni hasard ni fatalité, juste des messages à décoder.
La vision que propose Estelle Vereeck ouvre de nouvelles perspectives. Dès lors qu'on s'intéresse au sens, l'atteinte (carie, déchaussement, etc.) n'est plus un problème mais une information que le corps envoie, un message à décoder. Ainsi, le langage des dents devient le support d'un dialogue constructif avec soi-même. La dent atteinte nous interpelle : "qu'est-ce que je n'exprime pas, qu'est-ce qui coince en ce moment dans ma vie, quelle émotion suis-je en train de ravaler ? Ainsi, même si beaucoup expliquent leurs maux de dents en invoquant la malchance, l'hérédité ou la fatalité, l'approche d'Estelle Vereeck permet de comprendre qu'il n'y a ni hasard ni fatalité, juste des messages à décoder.
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07 Décembre 2007 à 17:58 dans
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